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COVID-19

Passeport vaccinal, première partie

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On peut comparer le passeport vaccinal à un carnet de vaccination électronique disponible sous forme de code QR et aisément accessible via un téléphone intelligent. Pouvant aussi être imprimé, le passeport vaccinal agirait à même titre que la « carte jaune » de l’Organisation mondiale de la santé, utilisée depuis longtemps par les voyageurs pour prouver qu’ils sont vaccinés contre la fièvre jaune.

04.05.2021
Par
Élisabeth Sirois, AHGM

Dans ce cas-ci par contre, le dossier électronique du passeport vaccinal pourrait, à long terme, être en mesure d’indiquer spécifiquement quel vaccin une personne a reçu, de quel lot il s’agissait et à quel moment elle a été vaccinée.

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Différents avis

Le gouvernement fédéral américain a déclaré qu'il n'introduira pas de passeport numérique pour les vaccins par mandat fédéral. Le 3 mai 2021, le gouvernement Trudeau annonce qu’il adhère à l’idée d’un passeport vaccinal, qui pour l’instant, serait utilisé comme preuve pour les voyages internationaux.

En date du 1er avril 2021, le gouvernement québécois soutient que le passeport vaccinal aurait comme utilité d’agir en tant que preuve numérique du registre de vaccination déjà existant. Plus récemment, le 28 avril 2021, il maintient que l’utilisation d’un passeport vaccinal serait marginale ; on craint toujours les effets qu’un tel document pourrait engendrer.

Le Comité d’éthique de l’Institut national de Santé publique du Québec (CESP) est, quant à lui, plutôt favorable à son implantation ; ce qui permettrait l’accès à certaines activités en contexte de pandémie. Le ministre Christian Dubé indique pour sa part que la mise en place d’une preuve vaccinale numérique n’est pas écartée.

Diverses versions de passeport vaccinal sont donc discutées et testées un peu partout dans le monde et tentent d'établir des normes communes, afin d'assurer une compatibilité et de permettre une utilisation des dossiers médicaux sûre. Pour le moment, il n’existe aucun consensus international quant à la forme que prendrait ce type de document.

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Obstacles et objections à l’implantation

L'un des enjeux concerne la terminologie utilisée pour décrire la technologie. Comme un passeport certifie des données personnelles, certains récalcitrants craignent qu’une version numérique liée à la COVID-19 puisse rendre plus facile le vol de données de santé personnelles et sensibles. En opposition à cette idée, les développeurs d’applications affirment que leur infrastructure numérique est sécurisée et que le passeport lui-même peut contribuer à accélérer les réouvertures et la relance des voyages.

Une autre objection concerne l’aspect discriminatoire, tant à l’égard de ceux ne souhaitant pas se faire vacciner que ceux ne pouvant se le permettre. Il existe également une incertitude quant à la capacité d’immunisation des vaccins à prévenir la transmission du virus et des variants.

Le 19 avril dernier, le comité d’urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est dit ne pas être favorable à un passeport vaccinal obligatoire pour tous les voyageurs internationaux, en raison notamment d’un certain scepticisme quant à la performance des vaccins et des enjeux d’équité soulevés.

Conclusion

En prévision du jour où les voyages internationaux reprendront, il va de soi que la population doit regagner confiance avant de recommencer à voyager à l’étranger. Une enquête menée par Amadeus soutient que la solution se trouverait entre autres à travers une flexibilisation des politiques d’annulation et d’échange de billets, une limitation du nombre de passagers aériens, une visibilité des mesures sanitaires dans les lieux d’hébergement et une mise en place d’un système de tests et de suivis.

Sources