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COVID-19

Relance canadienne, d'un océan à l'autre

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Le 26 avril dernier, une discussion organisée par IDA Canada a permis à des acteurs influents du milieu touristique canadien de discuter des divers enjeux auxquels fait face l’industrie depuis maintenant plus d’un an.

14.05.2021
Par
Élisabeth Sirois, AHGM

Kenneth Kelly, chef de projets pour IDA Canada, agissait à titre de modérateur autour de cette table ronde virtuelle. Le panel était composé de Royce Chwin, président directeur général de Tourisme Vancouver, Luc Erjavec, vice-président de Restaurants Canada (provinces de l’Atlantique) et Eve Paré, présidente et directrice générale de l’Association des hôtels du Grand Montréal (AHGM).

Une quinzaine de participants ont aussi assisté à la discussion; presqu’exclusivement des dirigeants du secteur touristique venant des quatre coins du pays.

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Les intervenants ont d’abord discuté des impacts de la COVID-19 sur leurs secteurs respectifs. Représentant l’industrie hôtelière montréalaise, Eve Paré a fait un tour d’horizon de la dernière année, rappelant notamment les contrecoups de la crise sur le taux d’occupation catastrophique, le défi des ressources humaines et le rendement général des activités. Ses acolytes des secteurs touristiques et de la restauration avaient un discours tout aussi désolant. Certes, la ville de Vancouver a souffert de l’absence des touristes, mais le départ de nombreux travailleurs pèse et laisse le centre-ville sans grande activité depuis trop longtemps. Sans grande surprise, le milieu de la restauration est dans un piètre état avec environ 85% des restaurants de l’Est du Canada qui opèrent actuellement à perte, et ce, même avec les programmes d’aide du gouvernement. Tous entrevoient et surtout espèrent un retour à la normale en 2023.

Retour à la normale en 2023

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Montréal

Relance

La suite de la discussion s’est poursuivie sur les stratégies de relance envisageables. Les trois intervenants ont mentionné maintes fois la difficulté, voire l’impossibilité, de prévoir et de préparer des activités au sein de leurs secteurs sans avoir de plan, ou du moins une séquence réaliste de reprise des événements, émise par le gouvernement. Eve Paré s’est tout de même montrée optimiste mentionnant une nouvelle initiative gouvernementale visant à soutenir et valoriser le secteur hôtelier par la soumission de projets artistiques avec objectif de faire revivre le centre-ville de Montréal.

Appui financier

L’appui financier fédéral récemment accordé aux différents secteurs touristiques est un autre sujet que le panel a su aborder. Les discours des intervenants démontrent une certaine reconnaissance, quoique les fonds en eux-mêmes leur semble être insuffisants. À ce sujet, Luc Erjavec explique qu’une aide financière est bienvenue, bien qu’un manque de motivation du côté des voyageurs soit la réelle source du problème. Les frontières toujours fermées, les couvre-feux encore en place dans certaines régions et les restaurants qui ne peuvent qu’offrir la livraison ne sont pas des incitatifs au tourisme. Le prolongement de certains programmes d’aide, l’assouplissement des licences pour les terrasses (du côté de Vancouver) et l’aide au paiement des taxes municipales sont des enjeux qu’ont soulevé les membres de la discussion et qui leur semble être autant, sinon plus importants, qu’une aide financière.

Conclusion

La discussion s’est conclue autour du sujet de la créativité. En bref pour être innovants, les dirigeants ont besoin de transformer les fonds reçus en incitatifs concrets pour les voyageurs qui, pour être réalistes, doivent respecter une séquence de réouverture… actuellement toujours inexistante.