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Profil d'hôtelier

Bertil Fabre

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Tous ceux qui connaissent Bertil Fabre, directeur général du Centre Sheraton Montréal et président de l’AHGM, savent à quel point il est une personne positive, qui respire la joie de vivre et aime les gens.

11.11.2020
Par
Kim Cadieux, AHGM

Profil d'hôtelier - Série CA de l'AHGM

Nous vous présentons le portrait d’un leader naturel qui, au fil des opportunités qui lui ont été présentées, a hissé sa carrière dans un des plus hauts postes en hôtellerie à Montréal. Je vous invite à découvrir un homme franchement inspirant! Hôtelier jusqu’au bout des doigts, il s’assure d’abord du confort et du bien-être des gens qui l’entoure, et ce, en toutes circonstances.

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Bertil Fabre, directeur général du Centre Sheraton Montréal et président de l’AHGM
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Présentez-vous, parlez-nous de votre parcours et de ce qui vous a attiré en hôtellerie. Quelles sont les étapes marquantes de votre carrière?

À 18 ans, après avoir terminé mon baccalauréat français, je n’avais aucune idée de ce que je voulais exercer comme métier. À ce moment-là, un oncle qui habitait Montréal et qui passait les vacances de Noël en France m’a parlé de Montréal et de sa très bonne école hôtelière : l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). Et voilà qu’à peine deux mois plus tard, je pars en vacances découvrir Montréal, dans le froid, le noir et la neige. Et vous savez quoi, j’ai ADORÉ! Six mois plus tard, je m’y installe et débute un DEP à l’ITHQ, n’étant pas admissible au DEC compte tenu de mon statut d’étudiant étranger. Après avoir achevé une première année au cours de laquelle je me suis découvert une réelle passion pour ce métier, et avec les encouragements des professeurs, témoins de cette continuelle étincelle dans mes yeux, j’ai poursuivi au DEC. Durant ces quatre années d’étude, je rentrais en France durant les vacances d’été et travaillais dans des hôtels pour concrétiser mes apprentissages. Mais je savais déjà que je me voyais évoluer à Montréal.

Je rêvais de travailler au Delta Montréal.

Depuis le début de mes études, je rêvais de travailler au Delta Montréal. Non seulement pour y amorcer ma carrière, mais ultimement, pour accéder au poste de directeur général… et c’est pas mal ce qui s’est passé! Voici la petite histoire…

Au terme de mes études, on m’a d’abord recruté comme stagiaire et ensuite offert un poste de superviseur à l’entretien ménager, avec à l’époque M. Richard Payette comme directeur général. Après avoir occupé ce poste durant près de quatre ans, on m’envoie aux États-Unis quelques mois afin de mettre sur pied le département d’entretien ménager dans un autre hôtel du groupe. À mon retour, à la fin des années quatre-vingt-dix, on entre dans une récession, et le travail se faisant plus rare, je tente ma chance vers Paris et y travaille en tant que directeur de la réception au Hilton. L’expérience est loin de me séduire et Montréal me manque, alors je rentre au bercail.

Cette fois, je franchis les portes du Fairmont Le Reine Élizabeth en tant que directeur adjoint de l’entretien ménager. Deux ans plus tard, on me recrute au Hilton Bonaventure pour occuper le poste de directeur de la réception, fonction que j’exécuterai durant un an et demi. En 2001, je fais le saut au Delta Centre-ville où j’ai un réel coup de cœur pour l’équipe de direction en place et les valeurs qu’elle véhicule. Un poste est créé spécifiquement pour moi : directeur de l’expérience client. Cette nouvelle fonction m’amène à intégrer le comité de gestion de l’hôtel et me donne accès aux discussions entourant les décisions stratégiques et d’administration de l’établissement. Quelques années plus tard, on me promeut directeur de l’hébergement. S’ensuit des années d’apprentissage desquelles je retiens le plaisir que je prends à travailler, entouré des membres de l’équipe que je considère comme ma famille. Je contrôle de mon environnement et la dernière chose à laquelle je pense est de quitter ce confort. Pourtant, je me fais alors repêcher par l’Omni Mont-Royal pour prendre les commandes des opérations. Évidemment, c’est un poste que je ne peux refuser. Je l’occupe durant trois ans et, sans surprise, j’y acquiers une nouvelle expérience au contact d’un style de gestion et d’un environnement différents.

Je retourne ensuite à mes tous premiers amours, au Delta Montréal, sous la direction générale de M. Raymond Larivée, cette fois, pour occuper le poste de directeur des opérations de 2012 à 2014.

Au cours de ces années, j’ai eu comme principal défi de prendre en charge la réalisation du projet de rénovation de l’établissement. Coïncide ensuite l’achat du Delta par Marriott et l’embauche de M. Larivée par le Palais des congrès de Montréal ; deux événements majeurs qui laissent le siège du directeur vacant avec, en prime, un énorme défi à relever. On me considère comme candidat et, au terme du processus de sélection, je suis nommé directeur général de l’établissement. Durant les quatre années où j’ai été à la barre de l’Hôtel Delta Montréal, j’ai piloté la transition Marriott, bâti une équipe forte et compétente et positionné l’hôtel de façon enviable sur le marché.

En 2018, c’est au tour du Centre Sheraton Montréal d’être à la recherche de son prochain directeur général. Forts de mes accomplissements au Delta Montréal et grâce à ma bonne compréhension des enjeux du marché, ma connaissance du syndicat et mon expérience avec Marriott, je suis sélectionné pour tenir les rênes d’un des plus grands hôtels de Montréal.

Avec du recul, quand je regarde mon parcours, je crois que j’ai su créer des opportunités sans le savoir. Je n’avais pas de réel plan de carrière; j’ai plutôt choisi d’être fidèle à mes valeurs, de travailler pour des gens qui m’inspirent, qui me permettent d’évoluer, qui m’aident à développer mon plein potentiel, et surtout, que j’ai du plaisir à côtoyer.

Chambre King avec canape lit
Les chambres, nouvellement rénovées, du Centre Sheraton Montréal
Table Ajustable Signature Sheraton
Salle de bains Douche

Qu’est-ce qui vous passionne le plus en hôtellerie?

Ce qui me passionne le plus de mon métier est sans contredit de connecter avec les gens, de comprendre leur réalité et de les assister dans la résolution des problématiques auxquelles ils font face. J’aime avoir une incidence positive sur le quotidien des employés de l’hôtel, des clients, de la chaîne et des propriétaires. Pour y arriver, je dois m’adapter rapidement à la réalité de chacun qui est souvent complètement différente. Quand je réussis, j’ai une réelle sensation du devoir accompli.

Plus grande réalisation?

Quel a été votre plus grand défi? Et votre plus grande réalisation?

Étrangement, mon plus grand défi n’est pas la COVID-19! Bien que cette situation apporte son lot de défis, comme gestionnaire, je sais que c’est un enjeu temporaire. Mon plus grand défi se situe plutôt au niveau de la main-d’œuvre. Dans les prochaines années, nous verrons d’importants mouvements de départs à la retraite et la relève ne sera pas suffisante pour combler tous les postes disponibles. Cette situation risque de s’aggraver aussi avec l’exode des compétences en hôtellerie au profit d’autres secteurs que nous observons présentement.

Un autre défi sera celui de la technologie. Je crois que les problématiques liées à la relève nous inciterons à intégrer davantage la technologie à nos services aux clients. Nous devrons nous assurer de ne pas dépersonnaliser le métier d’hôtelier et de maintenir les plus hauts standards d’accueil et d’hospitalité auprès de notre clientèle.

Ma plus grande réalisation est certainement d’avoir amené une équipe complète à s’adapter à une nouvelle réalité d’entreprise avec le changement vers Marriott et dans cette transition, d’avoir réussi à naviguer à travers les besoins des employés, des propriétaires et d’intégrer les valeurs de Marriott.

Quelles sont les valeurs que vous privilégiez dans votre gestion?

Mon style de gestion vise l’écoute, l’empathie, le respect et la considération.

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Montréal

Montréal, c’est ma ville!

Vous êtes impliqué au conseil d’administration de l’Association des hôtels du Grand Montréal. Pourquoi est-ce important pour vous de vous engager?

Au cours des dernières années, je me suis impliqué auprès des conseils d’administration de la Vitrine culturelle, de l’AHGM et de Tourisme Montréal. Ce sont toutes des organisations que j’endosse et dont les champs d’action me tiennent à cœur. Depuis mars dernier, mon rôle a évolué au sein de l’AHGM et je suis maintenant président. Cette nouvelle fonction me permet de mettre ma vision à contribution en adressant les enjeux spécifiques à l’hôtellerie tout en permettant au secteur de poursuivre son ascension et de contribuer à l’excellente réputation de notre ville. C’est en travaillant ensemble qu’on s’enrichira.

Montréal, c’est ma ville. Je l’aime, je l’explore, je profite autant de ses attraits que de ses infrastructures. Je souhaite contribuer à la faire briller, à défendre ses intérêts et à ce qu’elle soit connue et reconnue de tous. D’entre toutes les réalisations de ma carrière, réussir à montrer Montréal telle que je la vois au monde entier serait ma plus grande fierté.

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Conseil d'administration de l'AHGM 2019-2020

Nous terminons toujours les entrevues de portraits d’hôteliers par la même question: Si vous aviez un souhait à formuler, quel serait-il?

Mon souhait à court terme est évidemment que la COVID-19 cesse et qu’on puisse tous reprendre une vie normale. Revenir à un centre-ville où les tours à bureaux, les restaurants et les bars fourmillent représente pour moi le retour à l’équilibre. Je désire ardemment que Montréal puisse revenir la ville sécuritaire, vibrante et enivrante qu’on connait avec tous ses habitants qui contribuent à activer sa personnalité.